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Secteur · Logistique et entreposage

Électricité pour entrepôt logistique, sec ou frigorifique

Des cellules de plusieurs milliers de mètres carrés à éclairer, des quais ouverts toute la journée, des chariots à recharger entre deux équipes, parfois des chambres à température négative : un entrepôt consomme en grand, et sur de longues plages.

Profil type d'un entrepôt frigorifiqueUsages et poids sur la facture d'électricité
C4 ou HTA
Production de froid positif et négatifTourne jour et nuit, dégivrages compris.
Recharge des chariots et des véhiculesConcentrée entre les équipes et la nuit.
Éclairage des cellules et des quais
Chauffage des quais secs et des locaux
Portes rapides, niveleurs, convoyeurs
Réchauffage des dalles sous les chambres négatives
Froid 24 h/24Travail en équipesGrandes toitures

Électricité d'un entrepôt logistique : sec ou frigorifique, deux métiers

Un entrepôt sec consomme au rythme des équipes. Un entrepôt frigorifique consomme d'abord pour garder ses produits à température, jour et nuit, dimanche compris. L'électricité d'un entrepôt logistique ne se négocie donc pas de la même façon dans les deux cas.

Entrepôt sec

Éclairage des cellules, recharge des chariots et chauffage, souvent limité au hors-gel, font l'essentiel de la facture. La consommation suit les postes et retombe le week-end. On vérifie la puissance souscrite face aux pointes de recharge, et le contrat de gaz si les cellules sont chauffées par tubes radiants ou aérothermes.

Froid positif

Produits frais, fruits et légumes : les groupes froids tournent en continu, le quai est souvent réfrigéré et les portes s'ouvrent à chaque réception. Le profil est régulier, avec un supplément les après-midis d'été, quand les condenseurs peinent. On vérifie la part consommée en heures creuses et l'option tarifaire.

Froid négatif

Surgelés : aux compresseurs s'ajoutent les dégivrages des évaporateurs et le réchauffage de dalle, qui empêche le sol de geler sous les chambres. C'est le profil le plus continu de la logistique. On vérifie la puissance de chaque période : des dégivrages lancés en même temps sur plusieurs évaporateurs suffisent à créer une pointe.

Une journée d'entrepôt heure par heure

Pour un entrepôt, la forme de la courbe compte autant que le volume annuel.

Le froid forme un socle continu, que les fournisseurs couvrent sans difficulté. Les équipes ajoutent un plateau de 5 h à 21 h en 2x8. Reste la recharge, qui dépend des batteries : les chariots au plomb rechargent longuement après le dernier poste, dans un local de charge dédié, quand les batteries lithium acceptent des charges d'opportunité pendant les pauses, en pleine journée.

Ces charges d'opportunité créent des pointes. Au-delà de 36 kVA, chaque heure passée au-dessus de la puissance souscrite est facturée : une flotte qui passe au lithium ou des bornes pour véhicules utilitaires électriques imposent de revoir la puissance souscrite de chaque période. Au-delà de 250 kVA, le site bascule en principe en haute tension, avec un raccordement à anticiper : voir les segments C5, C4 et HTA.

Une journée d'entrepôt frigorifique en 2x8

Nuit Froid, 24 h/24 Activité des équipes Recharge au changement d'équipe Charge de nuit 0 h 6 h 12 h 18 h 24 h Froid Équipes : éclairage, convoyeurs, portes Recharge
Profil illustratif, sans échelle ni valeur de consommation : chariots au plomb rechargés après chaque poste.

Quais, portes, dalles : les pertes que la facture ne détaille pas

Le prix du kWh se négocie. Les kWh perdus, eux, se traquent sur place. Voici les points à faire vérifier par vos équipes de maintenance.

  • Abris et niveleurs de quai. Un camion mal accosté laisse entrer l'air extérieur à chaque chargement, et les groupes froids compensent.
  • Portes rapides et rideaux d'air entre zones de températures différentes, surtout entre le quai et les chambres négatives.
  • Dégivrages déclenchés selon le givre réellement présent sur les évaporateurs, plutôt qu'à heures fixes.
  • Réchauffage de dalle régulé, et alimenté si possible par la chaleur récupérée sur les groupes froids.
  • Éclairage LED avec détection par allée. Dans une allée de stockage, la lumière ne sert qu'au passage d'un chariot.
  • Chargeurs programmés pour étaler les recharges et éviter qu'elles ne démarrent toutes à la relève.

Éclairage, régulation du froid, récupération de chaleur : avant de commander ces travaux, demandez-nous si une prime CEE peut en financer une partie. Les primes CEE

Décret tertiaire et toitures : les obligations d'un entrepôt

Deux textes touchent directement la consommation d'un entrepôt. Ni l'un ni l'autre ne se règle par le choix du fournisseur, mais tous deux changent ce qu'il faut lui demander.

Éco Énergie Tertiaire

Les entrepôts font partie des bâtiments visés dès 1 000 m² de surface d'activité tertiaire. Objectif : réduire la consommation d'énergie finale de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010, ou atteindre un seuil en kWh/m²/an fixé pour la catégorie d'activité. Les consommations se déclarent chaque année sur la plateforme OPERAT de l'Ademe.

Changer de fournisseur ne fait pas baisser les kWh. L'historique de chaque point de livraison, que nous rassemblons pour la consultation, sert en revanche à ces déclarations. Le dispositif sur ecologie.gouv.fr.

Panneaux solaires en toiture

Depuis le 1er juillet 2023 (loi Climat et résilience, modifiée en 2023), les entrepôts neufs, les extensions et les rénovations lourdes de plus de 500 m² d'emprise au sol doivent couvrir une partie de leur toiture d'un procédé de production d'énergies renouvelables, comme des panneaux photovoltaïques, ou d'une végétalisation.

En autoconsommation, ces panneaux creusent vos achats en journée, surtout l'été. Annoncez-le aux fournisseurs avant de fixer un volume : un volume surévalué peut vous faire sortir de la tolérance prévue au contrat. Les clauses de volume à vérifier.

Un entrepôt, ou tout un réseau ?

Envoyez les factures de vos plateformes : un conseiller vous rappelle sous 24 h ouvrées et vous dit où se trouvent les marges de négociation.

Questions de logisticiens sur l'énergie de leurs entrepôts

Votre question n'y est pas ? Un conseiller vous répond du lundi au vendredi, de 9h à 18h.

01 89 70 56 32
Le bailleur paie l'électricité et nous la refacture : pouvons-nous agir ?

Seul le titulaire du contrat peut changer de fournisseur. Si le compteur est au nom du bailleur, c'est lui qui consulte : on peut lui présenter votre profil et l'intérêt d'une mise en concurrence, et la page consacrée aux foncières et bailleurs le concerne directement. Si le compteur ne dessert que vos locaux et que votre bail le permet, un contrat à votre nom vous redonne la main.

Peut-on stocker du froid pour consommer en heures creuses ?

Dans une certaine mesure. Abaisser la consigne en heures creuses, sans sortir des températures exigées pour vos produits, réduit la marche des compresseurs en heures pleines. Le gain dépend de la masse stockée et de l'écart de prix entre plages horaires : à chiffrer avec votre frigoriste avant de toucher aux consignes.

Notre activité culmine en fin d'année : comment éviter les pénalités de volume ?

En décrivant votre saisonnalité dès la consultation. Un volume annuel juste ne suffit pas : si le fournisseur attend une consommation régulière, un quatrième trimestre chargé peut sortir de la tolérance mensuelle. On transmet votre profil mois par mois et on privilégie les offres dont la tolérance couvre vos pics.

Nous exploitons plusieurs plateformes : faut-il un seul contrat ?

Chaque plateforme garde son point de livraison et son contrat. La consultation, elle, peut être groupée : les fournisseurs voient un volume global, et vous suivez toutes les échéances sur un même calendrier. L'accompagnement des réseaux multisites.

Nos cellules sont chauffées au gaz : est-ce aussi votre sujet ?

Oui, pour le gaz naturel du réseau. Une consommation concentrée sur l'hiver se prête bien à un prix fixe, qui sécurise le budget de chauffage. Le tarif d'acheminement dépend du volume annuel, et l'accise sur le gaz naturel est de 16,66 €/MWh depuis le 1er août 2026. Le contrat de gaz professionnel.

Que faut-il pour lancer la consultation ?

Les dernières factures de chaque point de livraison, les puissances souscrites par période et vos projets : extension, bornes de recharge, panneaux en toiture, changement de batteries. Ce sont eux qui feront évoluer votre profil pendant le futur contrat.

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